Jachères fleuries

UNE RÉVOLUTION AGRICOLE

Le 20e siècle aura vu les pratiques agricoles traditionnelles muter vers une agriculture intensive, dans une logique quasi industrielle. Les impératifs de productivité et de rendements ont presque fait oublier l’interdépendance qui lie l’agriculture et le paysage. L’agriculteur est pourtant le premier entrepreneur du paysage, le premier jardinier, celui qui structure et entretient. L’évolution des pratiques agricoles s’est logiquement répercutée sur l’aménagement du territoire. Subordonnées à des logiques désormais industrielles, les campagnes se sont transformées en outils de production. Deux facteurs ont contribué à la dégradation des interactions entre agriculture et nature : l’évolution technologique et le remembrement. La logique économique est légitime à plusieurs points de vue : sans rendements, l’agriculteur ne dégage pas de revenus. Sans rendements, il n’est pas  non plus envisageable de nourrir la planète. La situation instable des stocks mondiaux de matières premières alimentaires rappelle que l’agriculture se doit d’être productive.