Dans les années 90, la Loire, frontière naturelle empêchait le front de la chenille processionnaire de progresser. Mais à partir de cette décennie, le changement climatique a commencé à faire sentir ses effets.
La température moyenne minimale d’octobre à mars a augmenté d’1°C en vingt ans, favorisant l’avancée du front de la processionnaire de 5 kilomètres tous les ans, d’après les chercheurs de l’unité de recherche de Zoologie forestière. Sa nourriture de prédilection, les pins et cèdres, est présente sur tout le territoire français.
Au total, en 20 ans, la chenille a envahi environ 100 000 km² du territoire.