Végétaliser les espaces urbains
Repenser l’écosystème urbain
La place du végétal en ville est amenée à évoluer face aux fortes chaleurs, aux épisodes de pluie intense, à l’érosion des sols et aux enjeux de préservation de la biodiversité. La végétalisation urbaine contribue à l’amélioration de la qualité de vie des habitants, à la régulation des températures, à l’amélioration de la qualité de l’air et à la préservation de la biodiversité.
Chaque espace urbain présente toutefois des caractéristiques et des usages différents.
Notre travail de conception de mélanges de végétalisation et de prairies fleuries consiste à sélectionner et associer les espèces végétales afin de proposer des mélanges adaptés à chaque site et à chaque objectif d’aménagement.

Concevoir des mélanges adaptés à chaque site
En ville, le végétal peut trouver sa place dans des espaces très différents : pieds d’arbres, pieds de murs, cimetières, abords de voirie, ronds-points, inter-tombes ou des espaces végétalisés plus vastes.
Concevoir un mélange ne consiste pas simplement à associer des espèces de fleurs. Il s’agit de rechercher les associations les plus pertinentes en fonction de l’objectif du projet, de la période de semis et du mode de gestion prévu après l’implantation.
Ces éléments permettent de composer des mélanges adaptés aux différents usages des espaces urbains : végétalisation, fleurissement, renaturation ou réduction de l’entretien.
La sélection des espèces tient également compte de leur attractivité pour les insectes pollinisateurs.
Quels critères orientent le choix des espèces ?
Le cycle des espèces
Annuelles, bisannuelles ou vivaces selon la durée d’implantation recherchée
Le type de végétaux
Fleurs horticoles ou espèces sauvages selon les objectifs du projet
Les périodes de semis
Les espèces sont sélectionnées en fonction d’un semis de printemps ou d’automne
Les périodes de floraison
Les espèces sont associées pour répartir les floraisons dans le temps et répondre aux attentes esthétiques
La vitesse de germination de la graine et la couverture du sol
Ces caractéristiques sont prises en compte pour rechercher une implantation optimale et homogène
L’attractivité pour les insectes pollinisateurs
La sélection des espèces tient compte des interactions entre les plantes et les insectes
La diversité des espèces au cœur de nos mélanges
Pour assurer une belle diversité florale, la plupart de nos mélanges sont composés d’au moins 20 espèces, réparties sur 3 cycles de floraison. À chaque cycle, 3 à 6 espèces s’expriment conjointement, afin de garantir une succession de floraisons et des ressources en nectar et en pollen pour les insectes sur une longue période.
Courbe de floraison du mélange Aquarel Vivaces Connect (1re année)
Courbe de floraison du mélange Aquarel Vivaces Connect (2e année)
R&D : observer, tester, faire évoluer
Un mélange se conçoit, mais il s’observe aussi après le semis. Les travaux de Recherche & Développement et les expérimentations menées sur nos plateformes permettent de suivre le comportement des espèces végétales, l’attractivité faune-flore et de faire évoluer les compositions si besoin avant leur commercialisation.

Les plateformes d’expérimentation permettent de tester de nouvelles associations d’espèces et d’observer leur comportement dans des conditions réelles de culture.
Elles servent également à comparer l’attractivité des compositions pour les insectes pollinisateurs et auxiliaires, à contrôler la qualité des lots de semences et à sélectionner de nouvelles variétés à intégrer dans nos mélanges.
+ de 400 espèces
végétales semées
(fleurs ornementales et sauvages)
1 relevé floristique
par semaine
sur tous les mélanges du début à fin de floraison (présence et abondance des espèces)
1 relevé entomologique
par semaine
sur tous les mélanges en période de pleine floraison
Mélanges « Connect », des solutions mycorhizées
Depuis 2015, tous nos mélanges sont Connect, c’est-à-dire que nous associons des mycorhizes à nos mélanges de semences. Cette association est particulièrement intéressante dans les espaces urbains où les sols offrent souvent des conditions de développement limitées aux végétaux.

Les champignons mycorhiziens s’installent dans et autour des racines de leur plante hôte. Cette relation symbiotique avec les racines des plantes dès leur développement, leur permettent de mieux explorer le sol et d’accéder plus efficacement à l’eau et aux éléments nutritifs.
- Stimuler et densifier le système racinaire
- Diminuer l’arrosage
- Limiter le développement des adventices
- Intensifier la floraison
- Favoriser une meilleure résistance aux aléas climatiques

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